C.A.C.C.

CERCLE DES AMITIES CREOLES DE LA CREUSE

 

PRESENTATION

 

 

Le Cercle des Amitiés Créoles de la Creuse existe depuis octobre 1988.

Basé sur le regroupement de jeunes réunionnais en Creuse dans les années 60/70, il est né de la volonté de faire connaître l'Ile de La Réunion, sa culture, ses traditions, afin de dépasser le traumatisme engendré par le déplacement des jeunes réunionnais et de montrer que Creusois et Réunionnais pouvaient construire ensemble un projet d'avenir.

La première démarche de l'association a été prendre en compte la situation des Réunionnais de la Creuse et de chercher le moyen de leur apporter une forme de reconnaissance, de permettre à ceux qui le souhaitaient de revenir dans leur île natale et retrouver leurs racines. Ce projet a germé durant plusieurs années et enfin en 1997, le voyage retour s'est concrétisé. 26 familles d'origine réunionnaise ont pu ainsi partir ensemble à la découverte de l'Ile de La Réunion. L'arrivée sur leur terre natale ne fut pas sans émotion.

Ce voyage symbolique a aussi ouvert d'autres portes : l'accès facilité aux dossiers de l'Aide Sociale à l'Enfance, une collaboration entre les deux départements pour aider les Réunionnais à retrouver leurs racines, et le début d'une réflexion sur l'avenir : comment donner une suite à ce voyage, comment évoluer vers des liens durables entre la Creuse et la Réunion?

C'est ainsi que le projet COOPERATION CREUSE REUNION LIMOUSIN est né : rassemblant de nombreux partenaires évoluant dans différents domaines. Les pistes d'échanges sont nombreuses : formation, économie, traditions, loisirs, culture…Quelques projets se concrétisent mais c'est un labeur de longue haleine.

 

 

Comment intervient le CACC dans ce projet?

De plusieurs manières :

Ä      il poursuit ses actions de promotion de la culture des DOM en proposant des animations dans les écoles, et autres lieux publics,

Ä      Il anime en partenariat avec des associations locales, des manifestations dans la région afin de faire découvrir la culture réunionnaise.

Ä      il met en place des actions métissant les cultures : le Festival Kreuzéol, mêlant musiques traditionnelles du Limousin et de La Réunion,

Ä      il propose un accompagnement aux jeunes réunionnais et autres domiens qui viennent effectuer une formation en Creuse ou en Limousin : accueil, rencontres régulières, écoute, aide aux démarches, sorties …afin de faciliter leur adaptation,

Ä      il participe au comité de pilotage du projet et peut ainsi faire remonter les remarques, observations, difficultés rencontrées et autres informations permettant de faire évoluer le projet.

 

 

Qu'est devenu le Cercle des Amitiés Créoles de la Creuse aujourd'hui?

 

Le CACC aujourd'hui, c'est :

Ä      Des adhérents, environ 150 personnes dont :

© Des Réunionnais convaincus que l'expérience du passé doit servir l'avenir et prêts à accueillir leurs compatriotes lorsqu'ils auront fait la paix avec leur propre histoire

© Des sympathisants qui par leur adhésion soutiennent nos actions, assistent aux manifestations et font connaître l'association

© Des membres actifs, un groupe de 50 personnes environ, prêt à participer à la mise en place des manifestations, montage, démontage, cuisine, service, nettoyage….toutes les tâches ingrates qui n'ont de sens que par le plaisir de se retrouver et partager ces moments en y apportant bonne humeur et convivialité.

Ä      Un bureau

© Composé de 11 membres élus pour 3 ans, le bureau se réunit régulièrement, prend les décisions, gère l'administratif…

 

Ä      Un animateur permanent : Jean-Pierre Moutoulatchimy

© Salarié à temps plein de l’association du 1er juillet 1998 au 30 juin 2004, puis mis à disposition par le CHS de La Valette, les salaires et charges relatives à son emploi sont entièrement pris en charge par le Cercle des Amitiés Créoles.

© Issu des réunionnais arrivés en Creuse dans les années 60, convaincu que la double culture est une richesse et pas un handicap, il est le maillon fort de l'association et contribue en permanence à l'évolution du projet.

 

Ä      Un local

© Mis à disposition par la Mairie de Guéret, le local situé à la maison des associations permet d'accueillir et recevoir les personnes, d'assurer des permanences, des contacts téléphoniques, de disposer d'une documentation et d'une bibliothèque, de matériel informatique……

 

Ä      Un équipement informatique et vidéo de qualité

© Acquis avec l’aide du Pays de Guéret, de  Leader Plus et du Conseil Général, ce matériel nous permet de réaliser une grande partie de nos documents internes et de communication externe. Un lien Internet est proposé aux stagiaires, un site est en cours d’élaboration et des séances de formations sont proposées aux adhérents et stagiaires qui le souhaitent.

 

Ä      Des partenaires

  • Collectivités et institutions :

©            Le Conseil Général de la Creuse

©            Le Conseil Général de La Réunion

©            Le Conseil Régional du Limousin

©            Le Conseil Régional de La Réunion (pour Kreuzéol)

©            La Ville de Guéret

©            L’ANT

©            La DDJS

©            Le Pays de Guéret et Leader Plus

  • Associations :

©            Association HOPLADELI

 

§         Autres partenaires :

©            ADIAM

©            Crédit Mutuel

©            Fondation Crédit Coopératif (Kreuzéol)

©            Fondation Caisse d’Epargne (achat d’un minibus pour action accompagnement)

©            Intermarché

©            Union des Commerçants

©            Les chambres consulaires

©            Les centres de formations

 

Ä            Un projet associatif

Axée autour de 3 grands objectifs,

©            Promouvoir la culture des DOM et notamment de La Réunion, promouvoir la musique traditionnelle réunionnaise

©            Favoriser le rapprochement et les échanges entre les deux départements et les deux régions dans des domaines divers

©            Contribuer à l’amélioration des conditions de mobilité et favoriser l’adaptation des stagiaires venant effectuer une formation en Creuse ou en Limousin

 

L'action du CACC touche différents publics :

 

©            Les enfants et les jeunes dans les écoles, les collèges, les lycées d’enseignement général ou professionnel, foyers jeunes travailleurs, les centres de loisirs ou autre structure collective lors des animations Connaissance des DOM, Découverte de la musique traditionnelle ou interventions liées à l’intégration, la lutte contre la racisme…

©            Un public varié et intergénérationnel lors des manifestations évènementielles,

©             Les stagiaires réunionnais ou autres domiens venant effectuer une formation en Creuse par l'action d'accompagnement

 

 

L'action vers les enfants et les jeunes est menée par l'animateur de façon autonome. Sa formation, son expérience lui permettent de proposer son intervention dans les écoles, collèges, lycées et autres structures collectives.

L'action d'accompagnement est aussi en grande partie conduite par l’animateur, l'accueil à l'arrivée, l'aide aux démarches, la relation téléphonique ou les rencontres…. Il est fait appel aux adhérents pour un accueil et un soutien si le besoin s'en ressent. Des sorties ou visites sont aussi organisées.

Les manifestations publiques sont les seules qui permettent de rassembler les adhérents, les stagiaires et d’autres partenaires et de les impliquer dans la mise en œuvre. Ces évènements représentent l’élément mobilisateur de tous les acteurs.

Autour de ces manifestations se greffent des liens avec d’autres partenaires intervenant dans des domaines divers : associations, gastronomie, produits régionaux, contacts économiques…Des projets émergent de ces rencontres et il appartient à chaque acteur de poursuivre le travail pour les concrétiser.

Les manifestations sont aussi l’occasion d’afficher et promouvoir nos partenariats.

La pérennisation permet de travailler sur le développement et la qualité des prestations proposées.

Le Cercle des Amitiés Créoles s’implique et apporte son concours dans de nombreuses manifestations solidaires ou culturelles locales : Semaine de lutte contre le racisme, journée d’animation pour l’association AUTISME 23, lutte contre la misère, Association Creuse Ukraine, Lire en Fête, Festival du Conte, Fête du Poisson d’Eau Douce.

 


 

Creuse : le dossier de la migration forcée des enfants Réunionnais confié à une commission d'enquête.

 

La ministre des Outre-mer, Georges Pau-Langevin,  a installé une commission sur la migration forcée des enfants réunionnais. C'est  un nouvel espoir de reconnaissance pour les  déracinés que sont ceux qu'on appelle les Enfants de la Creuse


«La ministre a tenu parole. Elle avait annoncé qu’elle créerait cette commission il y a tout juste un an, lors d’un hommage à l’historien réunionnais Sudel Fuma. C’est une très grande émotion pour nous », confie Simon Apoi, président de l’Association des Réunionnais de la Creuse, encore tout chamboulé.
Jeudi, il était au ministère des Outre-mer à Paris, avec cinq Creuso-Réunionnais pour assister à l’installation de la commission d’information et de recherche sur les « Enfants de la Creuse ».
C’est ainsi que l’on désigne communément les pupilles Réunionnais expédiés en Métropole entre 1963 et 1981. Cet exil a provoqué des traumatismes. Il y a eu des cas de la maltraitance, du racisme.
Au début des années 2000, des « Enfants de la Creuse » devenus adultes ont attaqué l’État Français : des centaines d’articles et reportages, des autobiographies, des films de fiction ou documentaires ont révélé au grand public cette histoire collective. Les demandes de dédommagement ont jusqu’ici échoué. Avec cette commission d’information, la ministre George Pau-Langevin fait faire une grande avancée à la reconnaissance officielle de cette « migration forcée ».
Aux côtés de George Pau-Langevin se tenait aussi la nouvelle secrétaire d’État aux égalités réelles Éricka Bareigts : en février 2014, cette députée PS de la Réunion a fait voter à l’Assemblée nationale une résolution mémorielle sur les enfants de la Creuse.
En 2 ans, la voie vers la reconnaissance s’est considérablement élargie. Avant l’initiative d’Éricka Bareigts, le principal document officiel de référence sur les Enfants de la Creuse était le rapport commandé en 2002 par la ministre Élisabeth Guigou, à l’Igass (Inspection générale des affaires sanitaires et sociales).

Un premier rapport officiel en 2002
Ce rapport avait beaucoup « contextualisé » et, globalement, n’avait pas pointé de scandale ou de réels dysfonctionnements au sein des services qui ont organisé le « déplacement ».
« La commission d’information va venir en Creuse et aura accès aux 215 dossiers d’enfants Réunionnais conservés à la direction départementale de la cohésion sociale », assure Simon Apoi le président des Réunionnais de la Creuse n’a en tout cas pas oublié l’une des préconisations des inspecteurs de l’Igass : « Offrir un voyage à la Réunion aux anciens pupilles. » Dans les années 1960, les assistantes sociales promettaient à leurs parents qu’ils « reviendraient pour les vacances ». Ils ne sont jamais revenus.

Des  promesses  d'"avenir meilleur"
Entre 1963 et 1981, 1.615 mineurs (bébés, enfants ou adolescents) Réunionnais ont été répartis dans 65 départements métropolitains, notamment ceux touchés par l’exode rural. Ils doivent cette initiative à Michel Debré, ancien Premier ministre, fraîchement élu député de la Réunion.
Le plus fort contingent   est passé par le foyer de l’enfance de Guéret, avant d’être confiés à des agriculteurs ou placés en apprentissage. Tous n’étaient pas orphelins : à leurs familles, des promesses d’« avenir meilleur » en Métropole ont été faites par les « recruteurs » de la DDASS.
« Nous avons rencontré plusieurs dizaines d’anciens pupilles. Aucun n’est arrivé à un métier fantastique. Certains sont devenus ouvriers, d’autres touches le RSA, d’autres encore sont allés en institution psychiatrique », explique le sociologue Philippe Vitale, dans un entretien accordé au Point  en 2014. Philippe Vitale, qui enseigne à l’Université d’Aix-Marseille, est l’un des coauteurs d’une enquête indépendante, publiée sous le titre Tristes tropiques de la Creuse. C’est lui qu’a choisi la ministre pour présider la commission d’information et de recherche historique sur la migration des enfants de la Creuse. Avec 3 autres chercheurs et un inspecteur de l’Igass retraité, Philippe Vitale a 2 ans pour remettre son rapport.
 « À La Réunion, ces enfants vivaient aussi parfois des situations très dures », nuance le chercheur dans Le Point. En parallèle, les deux principales associations représentatives des exilés (Rasinn anler et Génération brisée) se sont fédérées avec… une association martiniquaise.

Les enfants Antillais ont connu aussi des migrations forcées. Et c’est encore plus méconnu.

 

 

 



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