Instruments traditionnels du Maloya

Un aperçu des instruments utilisé par les musiciens de

Creolia 97 Kafre

et que nous exposons de temps en temps suivant les animations

 

Bobre

 

Instrument de musique d'origine africaine principalement utilisé à La Réunion dans le Maloya.

 

Il s'agit d'un arc musical,

 

Cousin du berimbau brésilien (instrument principal de la capoeira)

 

 

Fabrication

  • L'autre extrémité de la calebasse est ouverte, laissant s'échapper les vibrations vers le bas.

 

Jeu

 

 

 

 

 

  • Le musicien tient l'arc au-dessus de la calebasse,
  • Il appuie la calebasse contre lui ;
  • Il frappe en cadence la corde de l'arc à l'aide d'une petite baguette appelée batavék

 

 La Batavék

  • Elle porte en son extrémité une petite bourse en fibre de vacoa.

 

  • Cette bourse contient des graines qui résonnent lorsqu'il joue.
  • On obtient plusieurs effets simultanés :
    1. Le rythme est donné par le cliquetis des graines dans le kavir comme une maracas,
    2. La sonorité essentielle est donnée par les vibrations de la corde que le musicien amplifie à son gré en fermant plus ou moins l'ouverture de la calebasse qu'il appuie contre lui.

 

 

Roulér

 

 

Diaporama

 

Gros tambour frappé à deux mains.

 

 

ETHYMOLOGIE

 

Le Roulér doit probablement son nom à son usage :

 

On « roule » le Maloya : on roule les hanches en dansant.

 

Le joueur de roulér fait des roulements et fait rouler ses mains sur la peau du tambour.

 

Il peut aussi tirer son nom de la musique qu’il produit : fait rouler Maloya.

 

 

Fabrication

 

Traditionnellement :

  • Fabriqué dans un tronc évidé
  • variable
  • 70 cm de long
  • 50 cm de diamètre

Aujourd'hui :

  • Conçu avec un tonneau dont on a détruit les deux extrémités.
  • La peau est de bœuf ou de cabri collée sur un cercle de bois comportant des cymbalettes.

 

Jeu

 

 

 

Diaporama Le joueur est assis à cheval sur le Roulér (au milieu de l'image), pour pouvoir modifier le timbre en se servant d’un de ses pieds. (source Creolia 97 Kafre)

 

Autrefois,

Il fallait le chauffer avant de jouer pour obtenir une bonne sonorité.

 

 

HISTOIRE

 

L'usage du Roulér, et du Kayamb lié aux anciens esclaves et surtout au Maloya, a été interdit jusqu'en 1981 comme marque de la révolte face au pouvoir blanc esclavagiste.

Les autorités françaises ne voyaient pas d’un bon œil cette musique populaire relatant les soucis du quotidien et de l’abolition de l’esclavage en 1848.

Après 1981 et la reconnaissance officielle de la fête du 20 Décembre, des artistes rebelles vont mettre en scène un Maloya qui jusqu'alors se pratiquait “dan fénoir”, intriguait, voire inquiétait l'imaginaire, suscitait la curiosité et parfois même était sous surveillance.

 

 

 

Kayamb

 

 

 

Archipel des Mascareignes

 

 

Histoire

 

  • Il incarne l’âme de la musique Réunionnaise,
  • Il résume l’histoire de l’île :
    • L’héritage des esclaves des plantations de cannes à sucre, qui ont construit les premiers Kayamb avec ce qu’ils trouvaient dans les champs :
      • Bois,
      • Graines

Graines et fleurs de Conflore

  • Arrivé avec les premiers esclaves à La Réunion en 1690 et 1724, (Institution officielle de l’esclavage à Bourbon, ancien nom de l’Ile de la Réunion)
  • Tire ses origines de l’Afrique de l’Est, de la Somalie à l’Afrique du Sud. (réservoirs de main-d'œuvre servile avant l'abolition de l'esclavage).
  • Occupe une grande place dans la construction de la culture Réunionnaise c’est un des emblèmes du patrimoine musical Réunionnais.
  • Occupe de nos jours une place à part entière dans la plupart des formations musicales de l’île.

 

Fabrication

 Fleur de canne à sucre

  • Monté sur un cadre en bois léger,
  • Rempli de graines de cascavelle

 

 

ou de conflore qui produisent un son de vagues.

  • Maintenu par 3 lanières de cuir de peau qui assurent l'homogénéité et la robustesse de l'ensemble.
  • A l'époque : Les fleurs de canne étaient tressées avec une corde.

 

Jeu

 

  • Le joueur le secoue avec les 2 mains
  • Il joue en se cambrant légèrement vers l'avant.
  • Mouvement horizontal,
  • Mouvement impulsé du bout des doigts.
  • Mouvement énergique

 

Danyel Waro, star du Maloya

 

 

 

 

Sati

 

  • Instrument rudimentaire,
  • Exprime le cri de la misère qui appelle à la révolte.
  • Famille : Idiophone.
  • Origines : Diverses
  • Matériaux :
    • Bidon en fer blanc,
    • Feuille de tôle roulée ou pliée en forme de caisse.
  • Technique de jeu : Frappé l’instrument à l’aide des baguettes.
  • Dimension : Au choix du musicien.
  • Accessoires: Le musicien peut utiliser un pied

 

 

Djembé

 

 

 

Origine et évolution

A l’origine :

  • Fait avec :
    • des chevilles en bois
    • des cordes en peaux,
  • Il est joué pour accompagner:
    • circoncisions,
    • mariages,
    • funérailles,
    • fêtes agricoles (labours, semailles, récoltes), etc.

 

 

 

 

Avec des rythmes particuliers à chaque occasion.

Maintenant :

  • Fait avec
    • des cordes synthétiques
    • des anneaux en fer à béton
  • Ne s'entend que très rarement seul.
  • Dans les années 1950 il commence à s'exporter en dehors de l'Afrique
  • Dans les années 1980 il conquit le monde,

 

Fabrication

 

  • Taillé en une seule pièce de bois massif
  • Composé de 3 parties:
  • La tête : où le son prend forme,
  • La voix : partie intermédiaire où le son prend son ampleur
  • Le pied : amplificateur sonore.
  • Diamètre : 50 a 60 cm
  • Surmonté d’une peau rasée
    • d'antilope,
    • de chèvre,
    • de vache
    • ou de chameau,
  • La peau est maintenue au moyen de 3 cercles en métal et tendue à l'aide de cordages.

 

 

Jeu

 

Joueur : Djembéfola

(au centre de l'image)

 

 (source Creolia 97 Kafre)

3 sons principaux :

  • Selon l'endroit où l'on frappe
  • Selon la manière dont la main est positionnée :

Le son « Basse » 

  • Son grave,
  • Frappe de la partie centrale avec toute la main à sauf le pouce.

Le son « Tonique » 

  • Son plein et bref
  • Se situe dans les fréquences médianes.
  • Frappe du bord de la peau avec l'ensemble des doigts resserrés ;
  • ni le pouce, ni la paume ne touche la peau
  • métalliques.

Le son « Claqué » 

  • Son le plus aigu,
  • la Claque « Malienne »
    • Avancer la main par rapport à la position « tonique »,
    • le pouce, relevé, au niveau du cerclage en fer.
    • Seul le bout des doigts frappe la peau
  • la Claque « Guinéenne »
    • Doigts écartés par rapport à la position « tonique »
    • Toute la surface des doigts, claque la peau.

Ravanne

 

 

Ravanne traditionnelle

  • Symbole du séga Mauricien,
  • Peu utilisée
  • Instrument à percussions
  • Ne s'utilise que chauffée : Autrement, pas de son.
  • Pas pratique car, après quelques chansons, doit être réchauffée
  • Fait partie du patrimoine folklorique Mauricien.
  • À l'époque, un concepteur de ravanne gardait son secret
  • Aujourd'hui : remplacement de la ravanne par la batterie (plus facile d’utilisation)

Ravanne synthétique

  • Ne nécessite pas d'être chauffée.
  • Au lieu de la peau de cabri , peau synthétique tendue par un cordon.
  • Utilisée surtout pour ne pas avoir à interrompre un spectacle
 
 

Triangle

 

 

  • Instrument de musique idiophone constitué d'une barre métallique de section circulaire pliée en deux points de manière à former un triangle plus ou moins régulier.
  • Tenu d'une main par le musicien, qui frappe dessus à l'aide d'une tige, également métallique.
  • Sonorité cristalline et aiguë

 

Présentation

 

  • La dimension détermine la hauteur du son qu'il produit (proportionnelle à la longueur de la tige de métal).
  • Petits triangles : 20 cm de côté,
  • Grands triangles : 30 ou 40 centimètres de côté.
  • Peut être fait d'aluminium plutôt que d'acier ; mais on trouve également des triangles faits d'un simple fer à béton de récupération.

 

Jeu

  • Le musicien tient le triangle d'une main de sa main dite faible, (la gauche pour les droitiers et la droite pour les gauchers
  • De l'autre main, il frappe la barre inférieure, sur l'angle du bas le plus loin de lui.
  • Le mouvement de la baguette permet de frapper alternativement cette barre inférieure et la barre la plus éloignée, dès lors que la baguette est en partie engagée dans l'ouverture du triangle.
  • Le poids de l'instrument est porté par l'index,

 

 

Piker (ou Bambou)

 

 

  • Fait d'un ou deux morceaux de bambou.
  • On peut le poser par terre,
  • Pour en jouer debout, on peut fabriquer un pied en tube métallique, avec des tréteaux, ou utiliser un pied pour orgue.

 

 

Jeu

 

  • On tape dessus avec deux baguettes de bois dur de goyavier

 

 

En bleu à gauche de l'image

(source Creolia 97 Kafre)

 

 

 

 

 

Goyavier



Réagir


CAPTCHA