Davy Sicard

Afficher l'image d'originePour Davy Sicard, La Réunion d’antan, c'est celle qu’on sent vibrer encore parfois dans nos espoirs, nos joies ou nos colères larvées. Celle qu’on voit grandir sous nos yeux, qui nous survivra et à qui on tente de transmettre le meilleur.

Entre valse tourbillonnante, reggae, blues ou encore ballade, Davy Sicard laisse flotter son maloya « kabosé » au vent de la légèreté. Sa musique prend par la main l’enfant qui sommeille en nous et lui raconte le bonheur, la transmission, la quête de perfection, l’apparence parfois trompeuse, l’optimisme à toute épreuve, le temps qui passe, la famille, l’amour, la politique …

Dans sous son apparente légèreté "Mon zanfan" (son dernier album) déroule le fil existentiel qui semble relier les opus de Davy Sicard depuis le premier : Ker Volkan, quête de vérité, Ker Maron, quête d’identité personnelle, puis Kabar, quête spirituelle, et enfin Mon péi, quête d’identité collective.

Davy Sicard est un défenseurs de la culture créole. Lui, le Réunionnais aux origines malgaches et indiennes né en banlieue parisienne.
Il fut l’un des premiers artistes à voir son maloya ouvert à d’autres sonorités, diffusé sur des radios généralistes nationales.

 

Extrait d'article : Isabelle Kichenin

 

Interview de Davy Sicard :

 

Suite à l'ouverture d'un pôle de soins pour santé mentale du nom de Maloya, voici sa réaction  :

 

Mi trouv que lé pa approprié d’utiliser le terme ’Maloya’ pour baptiser cette unité de soins psychiatriques. Néna un mank de correspondance entre le deux termes Maloya’ i devré être un marque déposé, un terme encadré, car li néna un valeur culturelle, sociétale, alors que là li lé associé à une pathologie. Les gens que l’a alertent à moin travaillent dans cette unité d’hospitalisation. Et bané disé que zot lété pas à l’aise depuis que l’hôpital l’a décidé de choisir le nom Maloya. C’est pour ça que m’a décid d’être solidaire ek zot. Mi espère que zot combat i sa aboutir et i sa fé réagir au plus haut niveau. Il faut essay protéger le maloya au-delà de son inscription à l’Unesco”.

 



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