Témoignages

Enfant de la Creuse : 49 ans après, il va retrouver sa famille réunionnaise

 
 
 
 
 

Un demi-siècle après avoir été arraché à ses proches, Jean-Thierry, l’un des enfants de la Creuse, est arrivé aujourd’hui à La Réunion. Le jour de son arrivée, il a lancé un appel en direct dans le Journal Télévisé d’Antenne Réunion pour retrouver sa famille perdue de vue.

 

Jean-Thierry, fait partie des "enfants de la Creuse". Ces Réunionnais enlevés à leur famille à l’enfance pour "repeupler" les départements métropolitains victimes de l’exode rural. En tout, entre 1963 et 1982, ce sont au moins 1600 enfants réunionnais qui ont été déplacés de la sorte.

Jean-Thierry a été envoyé en métropole à l’âge de 7 ans avec ses 2 soeurs en 1967. Il a été installé dans le Gers, d’abord dans un orphelinat avant d’être adopté.

Le jour de son retour à La Réunion, l’homme a passé un appel en direct dans le Journal Télévisé d’Antenne Réunion pour tenter de retrouver les membres de sa famille réunionnaise perdus de vue il y a 49 ans.

 

En quelques minutes, la rédaction d’Antenne Réunion reçoit deux appels. Les informations sont précises et concordent.

À sa sortie du plateau du Journal Télévisé, Jean-Thierry appelle celle qui s’avérerait être une cousine. Celle-ci lui donne de nombreuses informations et connaît plusieurs détails sur la vie de l’homme arraché à son île durant son enfance.

Jean-Thierry apprend ce jour une terrible nouvelle. Sa mère est décédée récemment. 

"Je ne pensais pas avoir cette émotion. Pour moi, ce sont des gens que je n’ai jamais connu. Jusqu’ici, je me disais que les liens du sang étaient théorique, mais ça existe dans la réalité", assure-t-il.

L’homme attend l’arrivée de sa soeur à La Réunion - elle aussi, une enfant de la Creuse - pour qu’ils aillent ensemble rencontrer leur famille restée à La Réunion.

 


 

Bonjour,

 

Depuis des années, je suis touchée par le sort des enfants déplacés de La Réunion ...

 

Jean Jacques Martial dit "nous allons pouvoir vivre et mourir en paix" ,suite a une reconnaissance par l'état.

Pour avoir été moi meme de 8 ans à 21 ans une de ces enfants qui ne sont rien, plus rien, en métropole !

Croyez moi ce n'était pas mieux : vexation, brimades, quarantaine pour les refractaires etc ...

Les filles étaient formées pour être " bonne" chez les nantis : levées 6h, fin de journée souvent 23 h !

 

Llorsque je parle, depuis peu de cette période, je dis avoir fait 9 ans de prison. Contrairement a Jean Jacques je ne pense pas que je mourrai en paix !!!

Je pars 7 semaines a La Réunion, il me semble que là-bas, je me rendrais davantage compte du ressenti des enfants déplacés.

Sympahie à vous.

 

 

Jacqueline Duval



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