Qu'est ce que la fêt Kaf ?

Fête Kaf’ : La Réunion rend hommage à ses ancêtres

La fête de la liberté célébrée à La Réunion

La Réunion célèbre la Fête Kaf’ / Image d'archives © LINFO.re

 
 
 

Hommages, défilés, spectacles sont organisés ce dimanche pour célébrer le 20 desamb’ à La Réunion.

 

Le 20 décembre détient un place importante dans le coeur des Réunionnais.

La Fête de la liberté commémore l’abolition de l’esclavage, par Sarda Garriga, en 1848.

Des festivités sont organisées dans plusieurs villes de l’île.

 

Hommage aux esclaves

Gilbert Annette, conseiller régional relate : "Je suis ému parce que j’ai 2 grand-mères qui ont fêté le 20 décembre 1848, elles étaient vivantes donc je suis bouleversé par les vies qu’elles ont menées. Je pense qu’il est important de commémorer l’histoire pour l’apprendre, comprendre le présent et bâtir un avenir de fraternité."
 

 

Le 20 décembre (Fêt Kaf) symbolise l'abolition de l'esclavage à la Réunion.

La fêt Kaf ou fête réunionnaise de la liberté célèbre la proclamation de l'abolition de l'esclavage par la IIéme République Française et plus précisément, sa proclamation par Sarda Garriga à l'île de La Réunion le 20 décembre 1848., elle a lieu tous les 20 décembre, et ce jour est férié dans le département

 

 

Le Maloya 

 

Il est, avec le Séga, l'un des deux genres musicaux majeurs de La Réunion.

 

Il est l'héritier des chants des esclaves. Si des instruments y sont rajoutés, le roulèr est prépondérant pour le maloya. Des instruments traditionnels comme le kayamb, le pikèr, le sati ou le bobre sont aussi courants et restent la base du maloya traditionnel.

Le maloya est classé au Patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO depuis le 1er octobre 2009, alors qu'il était encore officiellement interdit  jusqu'en 1983.

 

Le terme « Maloya » a plusieurs significations suivant les dialectes de l'Afrique de l'Est.

Au Mozambique, Maloya signifie : incantation, sorcellerie ;

au Zimbabwe : Grand sorcier ;

en Bambara : honte,

et à Madagascar "Maloy Aho" veut dire : Parler, dégoiser, dire ce que l'on a à dire,

Dans de nombreux dialectes Africains il signifierait "peine, douleur, mal être".

 

 

Joseph Napoléon Sébastien Sarda Garriga

Chargé de mettre en application à La Réunion le décret du gouvernement provisoire de février 1848 qui abolissait l'esclavage dans les colonies françaises, avec le soutien du gouvernement issu des élections françaises d'Avril 1848.

Les hommages ne lui ont pas manqué à La Réunion : un lycée et de nombreuses rues portent son nom.

 

Esclavage à Bourbon (ancien nom de l'Ile de la Réunion)

Le Commissaire de la République, obligeait les "nouveaux affranchis" devenus citoyens, de 2nd ordre (au point que le mot "sitoyen" deviendra un mot péjoratif en créole), à signer un contrat de travail chez leur ancien maître devenu leur patron, faute de quoi ils seraient réputés vagabonds et jetés en prison. Et ce tout en leur demandant d'être patients si leur patron ne pouvait leur verser le salaire dû.

Les anciens esclaves vont quitter en foule, au risque de la prison, les "habitations" (plantations) où leurs anciens maîtres continuaient pour la plupart à les traiter aussi mal après qu'avant le 20 décembre.

 

 

 

 

Une abolition devenue historiquement inéluctable, puisque la plupart des pays d'Amérique latine avaient - à la notable exception du Brésil - aboli l'esclavage entre 1811 et 1831, et que deux ans plus tard c'était le tour des colonies britanniques.

A voir absolument :

12 YEARS A SLAVE Bande Annonce VF (2014) - YouTube

 

Danyèl Waro

 

C’est la mémoire des esclaves réunionnais, si imparfaitement libérés par Sarda Gariga en 1848, que défend le poète-chanteur-maloyer réunionnais Danyèl Waro dans un de ses plus beaux poèmes, Foutan fonnker (« poème caustique ») dans lequel il dénonce les ravages de l’esclavagisme que la société réunionnaise continue de charrier : « vin désanm la pokor » : le 20 décembre reste à faire.

 



Réagir


CAPTCHA